Ebola
La maladie à virus Ebola
(autrefois appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola) est
une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme découverte en
1976.
Transmission
Le virus Ebola s’introduit dans
la population humaine après un contact étroit avec du sang, des
sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux
infectés. En Afrique, l’infection a été constatée après la
manipulation d'animaux sauvages : chimpanzés, gorilles,
chauves-souris frugivores, singes, antilopes des bois et porcs-épics
retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale et se propage
ensuite dans les populations par transmission inter humaine.
Signes et symptômes
La
maladie à virus Ebola est une virose aiguë sévère se
caractérisant par une apparition brutale de la fièvre, une
faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et une irritation de
la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhée,
d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et hépatique
et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.
Prévention,
traitement et conséquences
Il
n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola.
Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est
disponible pour un usage clinique. Les cas graves doivent être
placés en unité de soins intensifs. Les patients sont souvent
déshydratés et ont besoin d’une réhydratation par voie orale au
moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse. Il
n’existe pas de traitement spécifique. De nouveaux traitements
médicamenteux sont en cours d’évaluation.
Au
cours du mois de février 2014, une nouvelle épidémie du virus
Ebola a vu le jour dans le sud de la Guinée. Cette épidémie s'est
rapidement étendue aux pays voisins:
Près de 3.000 personnes sont mortes du virus Ebola en Afrique de
l'Ouest depuis le début de l'épidémie cette année
Le
virus Ebola peut-il devenir une arme de guerre biologique ?
The
New York Times s’interroge longuement sur la possibilité
d’utiliser le virus Ebola comme
une arme de guerre biologique.
Ce
questionnement fait suite à une «agression à la seringue» contre
un agent fédéral de l’armée de l’air américaine. Le virus qui
circule aujourd’hui dans l’ouest africain pourrait-il être
récolté et utilisé à des fins guerrières?
La victime de l’agression a pu quitter l’hôpital: il ne présente aucun des signes cliniques ou biologiques de l’infection par Ebola.
Les
experts américains expliquent qu'il serait extrêmement difficile
pour un groupe armé de développer de grandes quantités de virus
Ebola et de le transformer en une arme biologique qui pourrait être
dispersée sur un vaste territoire, infectant et tuant de nombreuses
personnes. «Ceux
qui seraient tentés seraient plus susceptibles de se tuer en
essayant de développer une telle arme»,
a déclaré le Dr Philip K. Russell, général à la retraite qui
dirigea la recherche médicale dans l’armée américaine.
L'option
kamikaze
Une
autre manière de procéder serait le recours à la technique
kamikaze. Des terroristes, infectés et contagieux, pourraient très
bien se rendre dans des zones non-infectées et contaminer les
populations. Pour cela, le groupe terroriste pourrait soit avoir
recours à des personnes déjà infectées, et donc potentiellement
condamnées, soit en contaminant volontairement des membres
terroristes. "Si vous trouvez des gens prêts à mourir et à
s'injecter le virus, vous n'avez pas besoin d'un laboratoire
hautement sécurisé" explique le Dr Ryan C. W. Hall.
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