vendredi 10 octobre 2014

Le virus Ebola

Ebola


La maladie à virus Ebola (autrefois appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola) est une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme découverte en 1976.



Transmission

Le virus Ebola s’introduit dans la population humaine après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés. En Afrique, l’infection a été constatée après la manipulation d'animaux sauvages : chimpanzés, gorilles, chauves-souris frugivores, singes, antilopes des bois et porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale et se propage ensuite dans les populations par transmission inter humaine.

Signes et symptômes

La maladie à virus Ebola est une virose aiguë sévère se caractérisant par une apparition brutale de la fièvre, une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et une irritation de la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes.

Prévention, traitement et conséquences

Il n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique. Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs. Les patients sont souvent déshydratés et ont besoin d’une réhydratation par voie orale au moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse. Il n’existe pas de traitement spécifique. De nouveaux traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation.



Au cours du mois de février 2014, une nouvelle épidémie du virus Ebola a vu le jour dans le sud de la Guinée. Cette épidémie s'est rapidement étendue aux pays voisins: Près de 3.000 personnes sont mortes du virus Ebola en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'épidémie cette année




Le virus Ebola peut-il devenir une arme de guerre biologique ?

The New York Times s’interroge longuement sur la possibilité d’utiliser le virus Ebola comme une arme de guerre biologique.
Ce questionnement fait suite à une «agression à la seringue» contre un agent fédéral de l’armée de l’air américaine. Le virus qui circule aujourd’hui dans l’ouest africain pourrait-il être récolté et utilisé à des fins guerrières?
La victime de l’agression a pu quitter l’hôpital: il ne présente aucun des signes cliniques ou biologiques de l’infection par Ebola.

Les experts américains expliquent qu'il serait extrêmement difficile pour un groupe armé de développer de grandes quantités de virus Ebola et de le transformer en une arme biologique qui pourrait être dispersée sur un vaste territoire, infectant et tuant de nombreuses personnes. «Ceux qui seraient tentés seraient plus susceptibles de se tuer en essayant de développer une telle arme», a déclaré le Dr Philip K. Russell, général à la retraite qui dirigea la recherche médicale dans l’armée américaine.

L'option kamikaze

Une autre manière de procéder serait le recours à la technique kamikaze. Des terroristes, infectés et contagieux, pourraient très bien se rendre dans des zones non-infectées et contaminer les populations. Pour cela, le groupe terroriste pourrait soit avoir recours à des personnes déjà infectées, et donc potentiellement condamnées, soit en contaminant volontairement des membres terroristes. "Si vous trouvez des gens prêts à mourir et à s'injecter le virus, vous n'avez pas besoin d'un laboratoire hautement sécurisé" explique le Dr Ryan C. W. Hall.

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